StarRupture - Accès Anticipé

StarRupture - Accès Anticipé
par LupusVII

Quand on nous donne accès à un jeu en early-access, l’idée est plus d’évaluer le potentiel du titre que de vous parler des mécaniques du build actuel. Dans StarRupture, l’avantage, c’est qu’on peut faire les deux tant il y a à dire !

500 000 ventes en moins de deux semaines. On peut penser ce que l’on veut, StarRupture a eu son effet sur son audience. Il s’agit d’un jeu un peu fourre-tout, qui mélange exploration, combats et base-building avec des logiques d’automatisation. Oui, je vous avais prévenu, c’est fourre-tout.

Il est développé par Creepy Jar, le studio à l’origine de Green Hell, un jeu de survie jugé très apprécié et plutôt ardu. Dans leur second titre, ils ont su viser juste, avec ce mélange de genres digne d’un numéro de funambule.

Après avoir choisi un personnage qui n’a pour l’instant pas vraiment d’incidence sur votre partie, vous débarquez sur une planète vierge avec l’objectif de purger votre peine en envoyant différentes ressources à des corporations.

Pour cela, vous allez faire la boucle classique du jeu d’exploration-craft, construire une base jusqu’à ne plus avoir la ressource qu’il faut, partir en exploration pour la trouver, créer les nouveaux produits etc.

A la différence d’un très grand nombre de Factory-builders, vous ne posez pas des convoyeurs mais des rails suspendus entre des machines. Bon, ok, c’est pareil et on s’en fout. Ce qui change vraiment, c’est que la logique de production est “tirante” et non “poussante”.

Par là, j’entends que ce sont les bâtiments du bout de la chaine qui commandent ce qu’il se passe. Si votre usine n’a pas besoin de minerai, l’extractrice n’en sortira pas. C’est une différence majeure par rapport à un Satisfactory ou un Factorio, où l’extractrice envoie un certain nombre d’items par minute et vous devez vous débrouiller avec ça.

Bien sûr, les rails ont une limite de bande passante, mais ce n’est pas tellement un souci avant un bon moment. Bien que la construction soit un élément important de StarRupture, le studio n’a pas voulu créer un début trop abrupt, ce qui est un bon choix selon moi.

La contrepartie est de vous retrouver avec des bases bordéliques et peu optimisées assez rapidement, mais ça marche, et c’est ce qui compte pour une personne qui serait peu intéressée par cet aspect.

Entre les sessions de construction, vous allez gambader dans la nature. Votre objectif principal est de trouver des blueprints, des schémas qui vont débloquer la suite de vos chaines de production. Plus vous vous éloignez, plus les obstacles sont complexes, vous poussant à améliorer constamment votre équipement.

Au passage, vous apprenez des morceaux de lore, soit par des audiologs, des messages, voire un petit peu de narration environnementale plutôt bien fichue, pour une première version.

Un petit, petit détail dont je n’ai pas parlé, et qui fait l’originalité de StarRupture, c’est que le jeu ne s’articule pas autour d’un cycle jour-nuit classique, mais autour d’une étoile qui pète. Oui, sur votre planète. Toutes les +/- 30 minutes, une éruption solaire apparait et rase toute vie non protégée par un abri. Donc attention à vos sorties.

C’est ce qui rythme vos aventures, car la carte va quelque peu changer en fonction du moment où vous explorez. Si vous partez juste après une éruption solaire, vous ne rencontrez aucune créature hostile, mais également aucune plante à collecter. Certaines grottes sont accessibles uniquement quand la flore n’a pas repoussé par exemple.

Cela apporte pas mal de diversité dans le gameplay d’exploration et le potentiel d’ajout de contenus est intéressant.

Je passe un peu vite sur le sujet du design et de l’ambiance sonore, car ils sont corrects, mais il n’y a pas grand-chose à redire. C’est génériquement joli quoi, c’est de l’Unreal Engine tout frais sorti du four. À part l’éruption solaire qui est très impressionnante, le reste est assez correct pour naviguer sans souci.

Le vrai bémol que j’ai à redire à StarRupture, ce sont les dialogues absolument grotesques entre les personnages qui m’ont pété les oreilles très vite. Fort heureusement, vous pouvez les rendre muets dans les options.

Dans l’ensemble, la proposition de StarRupture est complète. Toute la base est là, il manque bien évidemment du contenu et vous avez fait le tour en plus ou moins 15 heures de jeu. Ce qui est déjà pas mal pour une 0.1.

Le jeu est super stable, le multijoueur est parfaitement intégré, la roadmap est déjà posée avec ce que le studio a prévu de faire. Amélioration de la faune, options de jeu, carte étendue, plus de ressources, bâtiments, points d’intérêts, nouveaux biomes et même une nouvelle “éruption” de type vague de froid.

Je vois vraiment mal comment StarRupture pourrait rater la suite de son développement. Si ce que je vous dis dans cet article vous parle, je vous suggère de le récupérer pendant l’accès anticipé, à un prix réduit, car c’est probablement le genre de jeux qui prendra 10 ou 15€ à sa sortie officielle.